Bio de l’auteur

Bio de l’auteur

Aquarelle représentant Sylvain Dicte
Sylvain Dicte vu par Marc Guastavino

Serait-ce un signe ?

Sylvain Dicte est né le 9 octobre 1967, jour de la mort d’Ernesto Guevara en Bolivie.

Ce jour-là aurait aussi pu être le jour de la mort de Sylvain Dicte, tant les conditions de sa naissance furent aventureuses ! Il faisait sombre. La tempête secouait le Finistère.

Tumette, sa mère, arrivait à son terme. Mais le travail de la ferme passait avant tout. Il fallait traire les vaches et son homme était en mer. Lorsqu’elle ne tint plus, elle alla à pied, seule, vers le village, par la garenne la plus courte.

Lande désertique
La ferme familliale

C’était trop tard. Elle s’allongea devant un Toull-karr.

Il faisait nuit quand on la trouva avec le petit Sylvain enveloppé dans son tablier.

Les premières heures de son existence ont sans doute laissé une marque indélébile dans l’adn de Sylvain Dicte.

Elles façonneront son inspiration marquée par le grand roman de la nature et du combat pour la vie. Et lorsque sa mère plus tard lui racontera des histoires de korrigans et de tempêtes sur les monts d’Arrée, son imagination s’en trouvera décuplée.

 

Le souvenir chaleureux de ces histoires lui ouvrira les portes de la lecture.

 

Il dévorera l’œuvre de Jack London (« Radieuse Aurore », « Les enfants du froid » …), Jean Giono (« Que ma joie demeure », « L’homme qui plantait des arbres » …), Joseph Kessel (« Les cavaliers », « Mermoz » …), …etc.

 

Puis vint le temps de l’écriture. Les premiers poèmes :

« Sur le calvaire
En culotte courte,
Nous examinions les routes,
Une main sur la croix,
L’autre servant de visière.
Nous étions des guerriers
Imaginaires,
Mêlant les époques
Et les guerres.
Puis nous dégringolions
De ce granit
Pour en faire mille
Fois le tour.
La pierre nous
Était précieuse.
Notre monde était étroit,
Mais si vaste à nos yeux,
Que nous étions heureux ! »

Sylvain Dicte (Ed. La Panoplie Bleue)

Ou encore :

« Nous cavalions dans la lande,
Nous inventions des courses
Sur des chemins côtiers.
Nous nous cachions dans les herbes
Les fougères et les maïs.
Nous allions de champs en champs,
Passant les talus et les barrières.
Un kilomètre de plus
Et nous croyions ne jamais
Pouvoir au soir rentrer.
Rien ni personne ne nous arrêtait !
Nous n’avions pas encore
L’âge des corvées… »

Sylvain Dicte (Ed. La Panoplie Bleue)

 

Enfin, Sylvain Dicte devint un voyageur.

 

Vieille image de deux paysannes vétues de noir, de dos
Les adorables grand-mères de Sylvain Dicte à Kerantré, non loin du Toull-karr où il est né

D’abord dans sa tête, à l’arrêt, les yeux fermés, lorsqu’il parcourt le monde comme il aurait voulu le voir.

Puis, avec ses yeux, son cœur, son nez, pour aller au-devant d’émotions et d’aventures qui le nourriront les longs mois, où il doit rester sédentaire, lorsqu’il devient par la force des choses, ouvrier du bâtiment, bûcheron, postier, éducateur sportif, chauffeur, commerçant…

L’aventure le grise, l’injustice le révolte au point de lui donner envie de passer à l’action. C’est là sans doute son point commun avec le Che…

Les années passant, Sylvain Dicte mûrit sa réflexion et son propos. Il devient notamment un théoricien en thérapie par le cycle

Aquarelle d'un coureur cycliste
Rachid Ennaïm, un des héros du “Silence d’une Femme”, vu par Marc Guastavino

Rencontrez-le dans ses pages, ou ailleurs. Il vous attend sur la route… Suivez-le !